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Historique


Les débuts de l'audiovisuel d'après-guerre et la RDF
La Radiodiffusion française (RDF) est créée le 23 mars 1945 après la nationalisation des radios privées et instaure un monopole d'État qui demeurera jusqu'en 1981. Les anciennes radios privées seront malgré tout progressivement supprimées et remplacées par des nouvelles radios entre 1945 et 1948 : Le programme parisien en 1945, Le programme national en 1946, Paris-Inter en 1947, Paris Études en 1948 et Paris IV Grenelle en 1949. Dans le même temps, la RDF crée une nouvelle chaîne de télévision reprenant les fréquences de l'ancienne chaîne nazie Fernsehsender Paris (Paris-Télévision) : RDF Télévision Française. La première évolution technique majeure de la télévision d'après-guerre ne survient qu'en 1948, lorsque le ministre de l'information François Mitterrand fixe par décret le format 819 lignes en remplacement du 441 lignes.

La RDF est totalement contrôlée par le ministre de l'information et ne dispose donc d'aucune autonomie.


La RTF remplace la RDF
Un « T » pour bien symboliser la télévision
Le 4 février 1949, la RDF devient la RTF, la Radiodiffusion-Télévision Française. Malgré tout, son mode de fonctionnement ne change pas. La RTF est donc totalement dénuée d'autonomie propre. Le 29 juin 1949 voit l'apparition du premier journal télévisé conçu par Pierre Sabbagh, mais sans présentateur. Peu de temps plus tard, le 30 juillet, la redevance audiovisuelle est instaurée pour les téléviseurs (jusqu'alors, seuls les équipements radio étaient assujettis à la redevance). Le 12 février 1950, plusieurs diffuseurs européens dont la RTF forment l'Union Européenne de Radio-Télévision.

C'est également sous l'ère de la RTF qu'apparaîtront des nouveaux programmes, notamment les émissions religieuses du dimanche matin (toujours diffusées aujourd'hui sur France 2), la première émission jeunesse (Le Club du jeudi), les premières pièces de théâtre diffusées en direct, les premières années de la diffusion en direct du défilé du 14 juillet ( retransmis la première fois le 14 Juillet 19501 ) et les premières retransmissions internationales qui permettront aux téléspectateurs français d'assister en direct au couronnement de la souveraine britannique Élisabeth II le 2 juin 1953. Cet évènement a beaucoup contribué au succès de la télévision en France. En parallèle, le côté radio s'enrichit : Le programme musical en modulation de fréquence est créé en 1954.

Le 3 janvier 1956, la diffusion en 441 lignes s'arrête définitivement suite à un incendie de l’émetteur. Entre-temps, entre 1950 et 1969, la télévision régionale fait progressivement son apparition, en commençant par Lille. Les stations régionales servant également de relais, les programmes jusqu'alors exclusivement parisiens peuvent être reçus à chaque zone couverte par une antenne régionale.

De la refonte des radios à la transformation en EPIC
Le 1er janvier 1958, l'offre radiophonique est considérablement modifiée. Le programme musical à modulation de fréquence France 4 est supprimé, et la RTF Radio se retrouve composée de trois chaînes, qui changent de nom pour l'occasion :

Paris-Inter devient France 1, montrant que c'est désormais LA station de référence de la RTF
Le programme parisien devient France 2 Régional, chaîne de divertissements et d'émissions régionales
Le programme national devient France 3, en s'axant sur les programmes culturels

La suppression du programme musical ayant entraîné de nombreuses protestations, il est réintroduit sous le nom de France 4 Haute Fidélité dès le 27 mars 19602.

En avril 1958 est créée l'émission devenue culte Le Jeu des 1 000 francs sur France 1. À la télévision, la RTF crée en 1959 le tout premier magazine d'information télévisé, Cinq colonnes à la une. Il sera diffusé jusqu'en 1968.

Dans le même temps, le 4 février 1959, la RTF devient un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) et adopte son fameux logo « atome » qui sera conservé même après la transformation en ORTF en 1964.

Des nouvelles radios et une nouvelle télévision
En octobre 1963, les radios de la RTF connaissent une nouvelle mini-révolution. France 1 et France 2 Régional fusionnent pour devenir RTF Inter, cette dernière se divisant en deux programmes distincts en soirée : Inter Jeunesse en ondes longues et Inter Variétés en ondes moyennes. France 3 devient RTF Promotion et récupère également quelques productions jusqu'alors diffusées sur France 2. France 4 Haute Fidélité devient RTF Haute Fidélité et se consacre essentiellement à la musique classique3.

Ces nouveaux noms n'auront duré que peu de temps, puisqu'en 1963, un référendum est organisé auprès des auditeurs pour renommer les chaînes, dans le cadre de la réforme Roland Dhordain, avec application le 8 décembre 1963.

RTF Inter devient France-Inter4
RTF Promotion devient France-Culture
RTF Haute Fidélité devient France-Musique

Le 14 décembre 1963, la RTF emménage dans un nouveau siège situé au 116, avenue du Président-Kennedy, dans le 16e arrondissement de Paris et le 21 décembre de la même année, la deuxième chaîne de télévision (RTF Télévision 2) est créée en utilisant la bande UHF 625 lignes. L'ancienne chaîne unique (RTF Télévision) est dès lors appelée familièrement « la première chaîne » (mais le sigle, lui, ne change pas).



L'ORTF, une tentative d'autonomie
Une plus grande indépendance pour la RTF



En 1964, il est décidé de réformer la RTF afin de lui donner de nouveaux statuts et une plus grande autonomie. La loi du 27 juin 1964 transforme la Radiodiffusion-Télévision Française en Office de Radiodiffusion-Télévision Française, ou ORTF5. L'ORTF a pour but de moderniser le service public de radio-télévision française et, d'après la loi en question, de « satisfaire les besoins d'information, de culture, d'éducation et de distraction du public »6. Malgré cette modernisation de l'audiovisuel français, le monopole de service public est maintenu, alors que le Royaume-Uni a aboli le monopole de la BBC en 1955. Comme la RTF l'était depuis le 4 février 1959, l'ORTF est sous la forme juridique d'établissement public à caractère industriel et commercial, ou EPIC.

À ses débuts, l'ORTF a eu comme particularité de gérer directement la redevance audiovisuelle sans passer par l'état en reprenant le modèle de la BBC. Malgré tout, très rapidement, le ministre des finances Valéry Giscard d'Estaing a ré-institué, via l'arrêté du 22 juillet 1964, le contrôleur d'état chargé du financement de l'audiovisuel public comme au temps de la RTF. C'est donc la loi de finance annuelle qui fixera le montant de la redevance (et il en est toujours ainsi de nos jours) et de ce fait, le budget de l'ORTF, celui-ci étant entièrement financé par les contribuables. Pourtant, le 18 octobre 1967, le mode de financement change. Si l'office est toujours financé majoritairement par la redevance, la publicité devient la ressource financière secondaire. La Régie française de publicité est créée dans le même temps pour pouvoir gérer la publicité sans passer par des tiers. La première publicité (pour la marque Régilait) sera diffusée sur la première chaîne le 1er octobre 1968, soit près d'un an après sa légalisation.

Le 1er octobre 1967, la deuxième chaîne (ORTF Télévision 2) passe à la couleur via le procédé SÉCAM, et effectue sa première grande réalisation le 6 février 1968 par la retransmission mondiale de la cérémonie d'ouverture dans le stade olympique de Grenoble des Xe jeux olympiques d'hiver.

L'époque Chaban-Delmas
En 1969, alors que Georges Pompidou vient d'accéder à la présidence, le nouveau premier ministre Jacques Chaban-Delmas organise un plan de « libéralisation » de l'audiovisuel. La première conséquence de cette mutation est la suppression du ministère de l'information en juin 1969.

Dans la volée, le premier ministre annonce le 16 septembre 1969 la création de « deux unités autonomes d'information dont les directeurs, nommés pour une durée déterminée, choisiraient librement les journalistes et utiliseraient sous leur seule autorités les moyens mis à leur disposition, la qualité des productions et l'objectivité de l'information devant trouver leur meilleure garantie dans le talent, la liberté, l'émulation de la conscience professionnelle des journalistes »7.

Le 5 janvier 1971, près de 11 ans après la création de la dernière radio (France Musique), l'ORTF crée une nouvelle radio, cette fois-ci régionale, France-Inter Paris, axée sur tous les genres de musiques. La radio fonctionnant bien, l'ORTF en profite pour la lancer dans d'autres régions. Ainsi, le concept de FIP sera transposé dans 9 autres régions ou villes sous l'ère de l'ORTF.

Au début des années 70, les audiences des radios de l'ORTF sont en baisse, les auditeurs préférant écouter les radios périphériques qui ne dépendent pas du gouvernement et qui sont donc exemptes de contrôle par le ministère de l'information. Très vite, une décentralisation est devenue indispensable pour la survie de l'office.

Le statut de l'office est modifié par la loi du 3 juillet 1972 avec effet immédiat8.
L'office est décentralisé et plusieurs changements sont effectués, parmi eux :

L'instauration du poste de président directeur général nommé par le conseil des ministres
La mise en place de huit unités autonomes chargées de s'occuper des différentes fonctions de l'office
La création du service minimum pour les périodes de grève

Le monopole d'État est maintenu et le 14 juillet 1972, Arthur Conte est nommé PDG de l'ORTF. Quelques mois plus tard, le 31 décembre 1972, la troisième chaîne de télévision (Couleur 3) est créée directement en couleur.

Régression et crise à l'office
Quelques mois après le départ de Jacques Chaban-Delmas le 5 juillet 1972, le ministère de l'information est rétabli en avril 1973 et le 15 octobre de la même année, Arthur Conte annonce publiquement qu'il « ne supporte plus certaines interventions politiques qui se manifestent d'une manière intolérable sur certains directeurs ou journalistes de l'office et qui en venaient à se doubler d'un chantage financier ». Arthur Conte faisait notamment référence à des pressions demandant le changement de directeur de France-Culture, accusée d'être une « tribune réservée en permanence au parti communiste et de la CGT ». Le 18 octobre, Arthur Conte rajouta : « Je ne laisse aucun doute sur ma volonté de continuer à assumer la responsabilité de l'ORTF sous la seule condition de ne pas mettre l'ORTF au service de la moitié de la France contre l'autre moitié. Il n'est plus question de ma démission, et si le pouvoir souhaite mon départ, je dois prendre franchement et clairement tout ma responsabilité. »

Suite à cette polémique, Arthur Conte fut renvoyé de la présidence de l'ORTF le 23 octobre 1973 et le conseil des ministres désigna Marceau Long pour le remplacer dès le lendemain. Ceci provoqua de vives réactions de l'inter-syndicale et de plusieurs journalistes de l'ORTF, qui mettent en avant cette crise qui a provoqué le renvoi d'Arthur Conte, mais aussi « le problème fondamental de l'office », à savoir son indépendance et son unité. Le gouvernement répondit que « l'office n'est pas une machine de guerre dirigée contre le gouvernement ». Des réactions de l'opposition à l'Assemblée nationale virent également le jour. Les communistes annoncèrent notamment « qu'il n'y aura pas d'indépendance à l'ORTF tant que le PDG dépendra du président de la République et du Premier ministre. » Pour les réformateurs démocrates sociaux, cette crise est « un règlement de comptes qui ne résout aucun des problèmes posés » et pour les républicains indépendants, « le problème ne pourra se résoudre que par l'existence d'une concurrence »9.


Démantèlement de l'office
L'éclatement de l'ORTF a été précédée par une réflexion au cours de laquelle les syndicats de journalistes ont effectué plusieurs propositions, pour le maintenir mais le réformer dans le sens d'une plus grande liberté par rapport au gouvernement. Les propositions du Syndicat des journalistes français (CFDT), mené par Henri Poumerol, rejoignent en grande partie celles du Syndicat national des journalistes. Tous deux soulignent leur opposition aux règles qui régissent 1'ORTF depuis dix ans.

La loi du 7 août 1974 modifie la gestion de l'audiovisuel public français. L’article 2 dispose : « l’office de la radio-télévision française est supprimé ». L'office est donc démantelé le 31 décembre 1974 et sept sociétés résultent de ce démantèlement10. Une holding pour regrouper les sept sociétés a été envisagée mais n'a pas été retenue.

Une société nationale de programmes de radio
Radio France, qui récupère les 4 chaînes de radio nationales de l'office11.
Trois sociétés nationales de programmes de télévision
Télévision française 1, qui succède à la première chaîne (ORTF Télévision).
Antenne 2, qui succède à la deuxième chaîne (Chaîne Couleur 2).
France Régions 3, qui succède à la troisième chaîne (Couleur 3) et qui récupère les bureaux régionaux (radio et télévision) de l'office.
Trois établissements publics
Télédiffusion de France, qui récupère la gestion des émetteurs de l'office.
Société française de production, qui récupère les activités de production de l'office.
Institut national de l'audiovisuel, chargé de la gestion des archives de la radio et de la télévision.

Le 31 décembre 1974, Marceau Long annonce :
« La volonté nationale s'est exprimée le 7 août 1974 de la façon la plus solennelle, par la loi. Le service public de la radio et de la télévision continue. Aux maillons de l'ORTF qu'avaient précédé d'autres maillons, succède une nouvelle forme de l'institution : quatre sociétés nationales de programmes dont une pour la radio, une société de production de programmes, l'établissement public de diffusion, et l'institut de l'audiovisuel. »12

Le siège principal de l'office devient celui de Radio France, les studios de télévision sont réattribués à la SFP, et le siège des trois chaînes de télévision devient celui de TF1. Les logos de l'ORTF sur les façades des bâtiments de l'office seront démontés le 4 janvier 197513. Les logos, habillages, équipes et rédactions des trois chaînes de télévision de l'ORTF resteront quant à eux jusqu'au 6 janvier 1975, date à laquelle ils sont remplacés par ceux des trois nouvelles chaînes remplaçantes : TF1, Antenne 2 et FR3. Le monopole d'État, lui sera maintenu jusqu'en 1981 pour la radio et jusqu'en 1982 pour la télévision. Cependant, Canal+, la première chaîne de télévision privée, n'arrivera qu'en 1984.


Dernière modification le : 01/11/2016 @ 17:18
Catégorie : ORTF.fr - Historique

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