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Léon Zitrone







Léon Zitrone, né à Pétrograd en Russie le 25 novembre 1914 et mort le 25 novembre 19951 à Levallois-Perret (France), est un journaliste français (dit Big Léon).

Biographie

Né en Russie, Léon Zitrone (qui a longtemps menti sur son âge exact) arrive en France à l'âge de 6 ans, avec sa famille fuyant le communisme. Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale dans la 14e division d'infanterie, il participe aux combats de Rethel en juin 1940 pour lesquels il sera décoré de la médaille militaire pour « acte de bravoure exceptionnel »2 mais sera très tôt fait prisonnier à Braine-l'Alleud (Belgique) d'où il s'évadera en août 19403. Il effectue d'abord des études scientifiques mais sa maîtrise du russe, du français, de l'anglais et de l'allemand lui ouvre en 1948 les portes de la Radiodiffusion Française au service des émissions vers l'étranger. Il est diplômé de l'École supérieure de journalisme de Paris4.

En 1956, il rejoint l'activité télévision de la RTF, Radiodiffusion-télévision française. À partir de 1961, il devient présentateur du journal télévisé, fonction qu'il exercera au total près de 20 ans. Tout d'abord jusqu'en 1975, sur la première chaîne (devenue TF1), puis sur Antenne 2. Jean-Pierre Elkabbach le rappelle en 1979 à plus de 64 ans où il prend en charge les JT du week-end dès le 3 février 1979. Il reviendra pour ces JT également lors du week-end de Pâques comme il le dit lui-même dans son au revoir du 1er février 1981, date de la fin de son contrat.

Mais la célébrité de Léon Zitrone est surtout due aux émissions qu'il animera ou co-animera. Il est ainsi co-animateur du jeu télévisé Intervilles avec Guy Lux, commente par 6 fois le Tour de France cycliste, où l'on se souviendra de sa prodigieuse mémoire des noms des coureurs. Il assure aussi la présentation des Jeux olympiques à 8 reprises et présente 16 défilés militaires du 14 juillet. Après avoir commenté à plusieurs reprises le Concours Eurovision de la chanson, il assure la présentation en anglais de l'édition 1978 aux côtés de Denise Fabre. Mais surtout, il est le commentateur-clé des grands événements, notamment les mariages, décès et investitures des grands de ce monde, une trentaine dans sa carrière. Il est également passionné de chevaux et imprime sa marque au commentaire hippique. À la radio sur RTL en 1976, il présente l'émission « Appelez, on est là » aux côté d'Évelyne Pagès5. Très cultivé, il sait aussi faire preuve d'un humour ravageur, talent qu'il exercera comme l'un des invités de référence de l'émission des Grosses Têtes sur la radio RTL. Dans le monde des médias, Léon Zitrone restera par ailleurs longtemps réputé pour sa pingrerie6 et son mauvais caractère légendaire.

Sa diplomatie (c'est lui qui sera l'interlocuteur principal d'Alain Peyrefitte lorsque celui-ci se présentera au public comme ministre de l'information) le fait parfois accuser de compromis excessifs. « Léon Zitrone parle couramment trois langues : le français, le russe et le serve », lancera Claude Darget7. Jean-Edern Hallier, dans sa volonté provocatrice, ira jusqu'à dire « Zitrone, ce vieux larbin »8.

Il parle un français cultivé, simple et littéraire, tel qu'il serait écrit, et est capable de prolonger ses commentaires plusieurs heures durant si la situation l'exige, sans monotonie ni répétition. On ne le vit déstabilisé qu'une seule fois : le 14 juillet 1989 lors de son commentaire du défilé de Jean-Paul Goude pour le bicentenaire de la Révolution française, lorsque les images qui lui étaient envoyées par le réalisateur Jean-Paul Jaud se mirent à devenir répétitives...

Il a, à lui seul, incarné la télévision pendant plusieurs décennies aux yeux du grand public français, et a obtenu le Prix Henri Desgrange de l'Académie des sports en 1982. Il reçoit la Légion d’honneur en 1988, des mains du Président François Mitterrand.

Il meurt le 25 novembre 1995 à 21 h1, jour de ses 81 ans. Il repose au cimetière de Levallois-Perret.

Il est aussi connu pour certaines citations : « Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi ! » ou « La popularité, c'est d'éternuer à l'écran et de recevoir le lendemain des centaines de cartes postales avec écrit : « À vos souhaits. » ».

Télévision

1958 - 1992 : Les cinq dernières minutes, commentateur
1974 : Mon propre meurtre, le commentateur TV
1981 : À nous de jouer
1982 : La marseillaise
1982 : Le mystère du gala maudit ou la fabuleuse aventure du grand orchestre du splendid


Cinéma

1959 : Rue des prairies, lui-même
1961 : Cocagne, lui-même
1961 : Vingt mille lieues sur la terre, Leon Garros
1961 : Le puits aux trois vérités, lui-même
1961 : Le Président, lui-même
1962 : Portrait-robot
1962 : Le Gentleman d'Epsom, lui-même, non crédité
1963 : Le coup de bambou
1967 : Vivre pour vivre, le présentateur télé
1968 : Le Pacha, lui-même
1969 : Les Gros Malins
1972 : Les intrus, le journaliste
1974 : Mariage, lui-même
1975 : Bons baisers de Hong Kong, espion français
1977 : Drôles de zèbres, de Guy Lux, le commentateur hippique
1978 : Et vive la liberté, de Serge Korber
1980 : Le coup du parapluie, de Gérard Oury, le commentateur de la soirée
1980 : La Boum, de Claude Pinoteau, lui-même
1982 : Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, de Jean Yanne, un présentateur
1984 : American Dreamer, de Rick Rosenthal, Ivan Stranauvlitch
1985 : Le Mariage du siècle, la voix du commentateur


Dernière modification le : 04/08/2013 @ 17:23
Catégorie : Aucune

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