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Le Musée International des Arts Modestes (Miam) célèbre jusqu'au 6 novembre l'esprit surréaliste, poétique et insolent des Shadoks envoyé par ortf le 19/09/2016 @ 18:22
Le Musée International des Arts Modestes (Miam) de Sète (Hérault) célèbre jusqu'au 6 novembre l'esprit surréaliste, poétique et insolent des Shadoks, ridicules volatiles créés peu avant mai 1968 pour la télévision d'Etat par Jacques Rouxel.

Le 29 avril 1968 ?à la veille d'un mois de révolte sociale? l'ORTF, alors seule chaîne de la télévision d?État, diffusait le premier épisode du dessin animé avant-gardiste qui déclencha des réactions ulcérées avant de devenir culte.
Intitulée "Shadoks! Ga Bu Zo Miam", en référence aux quatre syllabes du langage limité des échassiers loufoques, l'exposition permet de découvrir des documents originaux - dessins préparatoires, plans, storyboards, celluloïds...
Le visiteur est invité à entrer dans le bureau du créateur de ce feuilleton moderniste qui affichait l'objectif absurde de "raconter des choses qui ne veulent rien dire".
On y découvre ses influences, le peintre espagnol Joan Miro, l'illustrateur du magazine New Yorker Saul Steinberg ou encore le peintre allemand Paul Klee. Ayant passé son adolescence à New York, Rouxel, né en 1931 et décédé en 2004, s'inspirera également des Comic strips tout en revendiquant la vision du monde et les traits d'esprit d'Alphonse Allais et Alfred Jarry.
Publicitaire diplômé de HEC, Rouxel entre au service de la recherche de l'ORTF en 1965, où il travaillera notamment sur un prototype de machine à dessin animé, l'animographe.
Il opte pour un style d'animation limité, en opposition totale avec Disney lorsqu'il imagine "Et voilà le Shadok", série qui met en scène deux peuples ? les Shadoks, bêtes et méchants et les Gibis, futés et sympathiques.
Tous deux cherchent, à l'aide d'improbables machines, à quitter leur planète déglinguée pour la Terre où tout semble "mieux marcher". Les premiers ne cessent de "pomper" les seconds.
Le Miam diffuse plusieurs épisodes de l'oeuvre controversée, permettant d'entendre à nouveau la voix pointue du comédien Claude Piéplu et la musique stridante, ponctuée de bruitage, de Robert Cohen-Solal.
L'exposition, qui confronte le travail de Rouxel à celui d'artistes contemporains comme Bertrand Lavier ou Henry Ughetto, propose aussi un florilège des aphorismes shadok: "Pour qu'il y ait le moins de mécontents possible, mieux vaut toujours taper sur les mêmes", "je pompe donc je suis" ou encore le fameux "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?".
Les tables où sont exposées des missives exaspérées de téléspectateurs sont une étape jubilatoire de la visite, tout comme la diffusion d'extraits du programme quotidien de l'ORTF né de la polémique: "les Français parlent aux Shadoks", présenté par Jean Yanne, sur un ton des plus caustiques.
A l'époque, estime-t-il "nombreux étaient ceux qui pouvaient se sentir visés", par la liberté de ton de cet ovni télévisuel, "dans une société encore très traditionnelle, hiérarchisée et conformiste", rappelle l'artiste Hervé Di Rosa, fondateur du Miam

Revivez les grandes heures de l’ORTF à Saint-Mandé envoyé par ortf le 11/06/2016 @ 16:38

Des téléviseurs gros comme des meubles, les caméras à oreilles de Mickey, le fauteuil de Léon Zitrone, la pipe de Pierre Sabagh, la Piste aux étoiles ou Cinq colonnes à la Une… L’ORTF, c’est tout cela, et plus encore. Et c’est son histoire, débutée en 1964 sous ce nom, que l’on pourra revivre, à Saint-Mandé, à travers l’exposition installée jusqu’au 18 juin dans le patio de l’hôtel de Ville.

Jusqu’au 18 juin, hôtel de ville de Saint-Mandé, 10, place Charles Digeon. Du lundi au jeudi, de 8 h 45 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures ; vendredi jusqu’à 17 heures et le samedi, de 8 h 45 à 12 heures. Vernissage le 17, à 18 h 30. Accès libre. Tél. 01.49.57.78.00

Le musée de la poupée célèbre les héros de l'ORTF envoyé par ORTF.fr le 07/02/2016 @ 08:52
Le musée de la Poupée à Paris retrace une tranche d'histoire de la télévision française à travers les jouets et les personnages qui ont marqué le petit écran.



Ils s'appellent Pollux, Margotte, Nounours, Nicolas, Toutou, Zouzou, Kiri, Casimir, Kermit, Maya, Candy, Goldorak, Albator... Ils nous ont faire rire, pleurer et ils méritaient bien, à ce titre, les honneurs d'un musée. C'est celui de la Poupée, à Paris, qui s'y colle avec une exposition consacrée aux jouets représentant les héros des émissions jeunesse de la télé française. Circonscrite aux années 60-80, cette "madeleine de Proust" s'appuie sur le trésor de guerre d'un grand enfant, très tôt immergé dans la culture cathodique. Photographe de renom, Christophe Mourthé est aussi le fils de Claude Mourthé, producteur à la radio et à la télévision à l'époque de l'ORTF. Un poste d'observation idéale pour constituer, années après années, une collection unique d'objets dérivés et de documents consacrés à Zébulon, Saturnin et consorts.

MÊME LES ENFANTS IRANIENS ONT FAIT DU MANÈGE AVEC POLLUX

Au-delà du plaisir de retrouver ces petits personnages de bonne compagnie, les adultes feront le plein d'anecdotes au fil d'un parcours joyeux et coloré. Saviez-vous que 98 chaînes de télévision, du Japon à l'Iran ont diffusé Le manège enchanté ? Que Nounours lançait un "bonne nuit les petits" aux marmots pour leur signifier que l'heure était venue pour leurs parents de regarder le journal de 20 h ? Que les Shadok ont divisé la France entre des admirateurs farouches et des détracteurs qui trouvaient surtout... qu'ils leur pompaient l'air ? Tendez l'oreille à la poupée Claire, figure de la Séquence du Spectateur ou à l'ourson Colargol. Ils ont encore plein d'histoires à raconter. Qui ne servent pas seulement à distraire les enfants.

Le cadeau sympa : "Mes héros de quand j'étais p'tit", un livre souvenir disponible à la boutique du musée et par correspondance.

En pratique :

Jusqu'au 26 mars au musée de la Poupée à Paris. Impasse Bertaud 75003 Paris. Tél : 01 42 72 73 11

Comment les jihadistes de l'Etat islamique accèdent-ils à internet ? envoyé par ORTF.fr le 07/02/2016 @ 09:10
Une enquête de l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel" révèle la possible implications d'opérateurs de communication par satellite français et européens.



Au fil des mois, les enquêtes éclairent un peu plus comment l'organisation terroriste Etat islamique est administrée, de quel armement elle dispose. Mais comment ses membres accèdent-ils à internet ? Le groupe jihadiste est présent sur les réseaux sociaux, publie un magazine en ligne, multiplie les vidéos de propagande et recrute partout dans le monde. Une enquête de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel (en anglais), révèle comment l'Etat islamique "diffuse la terreur sur le web".
Des connexions haut-débit par satellite

Selon des sources syriennes, citées par Le Monde, "à Raqqa, capitale officieuse de l’Etat islamique, les satellites sont le seul moyen d’accès à internet". Et c'est probablement le cas sur une grande partie du territoire contrôlé par l'organisation terroriste, où les infrastructures de télécommunications sont détruites. Avec le bon matériel, il est ainsi facile d'accéder à "un internet haut-débit, avec un débit entrant à 22 Mb/s et sortant à 6 Mb/s", détaille le Spiegel.
Du matériel acheté en Turquie

Tout le matériel nécessaire est disponible à Antioche, carrefour historique des routes commerciales, en Turquie, explique le Spiegel, et les "marchandises continuent à circuler à travers cette région aux frontières poreuses". "Dans le quartier du bazar, les marchands vendent aussi bien des balais, des épices, des grenades fraîches, des robes de mariées, des fours, et un tas de pièces électroniques", poursuit l'hebdomadaire.

Se connecter à internet par satellite est "facile, mais pas peu cher". Il suffit d'une "parabole avec une antenne d'émission et de réception et un modem", liste le Spiegel. A Antioche, la demande a explosé ces dernières années car ces technologies permettent à la population syrienne de rester connectée. Dans les zones contrôlées par l'Etat islamique, "aucun accès internet n'est possible dans l'autorisation d'un émir". Mais les vendeurs du bazar d'Antioche disent ignorer l'identité des consommateurs finaux.
Des opérateurs européens et français

L'Etat islamique ne possède toutefois pas ses propres satellites, ni les opérateurs qui les gèrent. C'est là que l'enquête du Spiegel devient "extrêmement problématique pour l'Europe, car ce sont des compagnies européennes qui fournissent aux terroristes l'accès à leurs plateformes de propagande". Le Spiegel cite par exemple le français Eutelsat, détenu en partie par la Caisse des dépôts et consignations, le luxembourgeois SES et britannique Avanti Communications.

Contactés par le Spiegel, Eutelsat et SES se défendent de fournir sciemment des services à l'organisation Etat islamique. Pourtant, des terminaux de connexion, qui émettent des coordonnées GPS, "ont été localisés, en 2014 et 2015, en Syrie et en Irak" et "les opérateurs satellites et leurs distributeurs connaissent généralement l'emplacement des équipements qu'ils fournissent", selon le Spiegel.

Auprès de Libération, "les deux opérateurs insistent sur le fait qu’ils n’ont aucun contact direct avec les clients finaux". SES assure n'avoir aujourd'hui "pas connaissance que ses satellites sont utilisés par l’Etat islamique ou dans des zones syriennes contrôlées par l’EI" tandis qu'Eutelsat affirme qu'il "n'y a pas de terminaux activés en Syrie à notre connaissance".
Un accès internet facile à interrompre

D'après l'enquête du Spiegel, il serait très facile de couper l'accès à internet dans les zones contrôlées par l'Etat islamique "sans beaucoup d'effort". La question se pose alors : pourquoi ne coupe-t-on pas immédiatement ces connexions, pour empêcher les jihadistes de diffuser leur propagande ?

Le Spiegel évoque en premier lieu un argument économique : un satellite a une durée de vie de 15 ans et coûte très cher, "il faut donc rentabiliser son investissement le plus vite possible". Mais l'hebdomadaire envisage aussi une possible coopération de ces sociétés avec les services de renseignements, ou même la mise sous surveillance de toutes ces connexions par satellite, avec ou sans l'accord des opérateurs.

De son côté Libération cite le journaliste Jean-Marc Manach, selon lequel l'accès à internet permet par exemple aux militants du réseau Raqqa Is Being Slaughtered Silently ("Raqqa se fait massacrer en silence") "de faire sortir de la ville, au péril de leur vie, des informations sur les exactions de l’Etat islamique, ou à des familles de tenter de faire revenir des jeunes jihadistes partis sur le théâtre irako-syrien".

La guerre pour la civilisation envoyé par ORTF.fr - Edito de Franz-Olivier Giesbert le 22/11/2015 @ 09:14
Ce n'est plus un choc mais bien une guerre de civilisation. Celle-ci nous oblige sans doute à écrire une nouvelle page du roman national.



Depuis longtemps, nos chers confrères de l'idéologie dominante nous expliquent qu'il n'y a pas de choc des civilisations. Interdiction d'utiliser la formule sans lui accoler aussitôt un adjectif péjoratif.

Ce n'est plus d'un choc qu'il faut parler, mais bien d'une guerre de civilisations : ses horreurs nous crèvent les yeux dans Paris martyrisé et outragé, après la tuerie du Bataclan et tout ce sang versé dans les rues et sur les trottoirs.

Samuel Huntington, l'auteur de la théorie du choc des civilisations, assurait qu'après la chute du communisme les conflits à venir ne seraient plus politiques ni idéologiques, mais culturels et religieux. Nous y sommes et cette guerre, devenue civile, se déroule désormais à l'intérieur même de nos sociétés : ce sont aussi des ressortissants français qui massacrent leurs compatriotes à la kalachnikov.

Le mot de civilisation n'est certes pas adapté à l'État islamique, organisation barbare qui rappelle à tous égards le système nazi. Disons qu'il s'agit d'une guerre pour la civilisation. Si on veut la gagner, il y a deux gros écueils à éviter. D'abord, le déni, maladie des médias, des pseudo-intellectuels et de tous les bien-pensants, qui fait des ravages à la gauche de la gauche, Mélenchon excepté. Elle consiste à nous culpabiliser en « victimisant » les assassins sous prétexte qu'ils seraient des damnés de la terre, l'islam étant aux yeux de ces laïques énamourés la religion des « pauvres ».

Ce sont des marxo-pétainistes. Ces jours-ci, ils se taisent. Mais un jour viendra bientôt, hélas, où ils retrouveront la parole pour plaider l'apaisement avec nos bourreaux. En état de soumission devant l'ennemi, ils se prononcent contre toute mesure « sécuritaire » et tentent de terroriser tous ceux qui sortent des clous. C'est ainsi que, dans notre pays, il suffit de dire la vérité pour être accusé de faire le jeu du Front national par ces maîtres-censeurs qui sont, en définitive, les meilleurs alliés de Marine Le Pen.

Souvenez-vous de ce qui est arrivé à Christian Estrosi, l'excellent maire de Nice, candidat aux régionales en Paca. Il n'y a pas si longtemps, pour avoir osé parler de « cinquième colonne islamiste » et de « troisième guerre mondiale », il a été traité de tous les noms par la bonne presse. Un tollé. Ne citons pas les noms des sycophantes, mais plaignons-les.

L'hystérie est le deuxième écueil. Elle ne fera pas perdre la raison qu'aux seuls va-t-en-guerre ou aux George W. Bush de poche dont les fausses solutions ne feraient qu'aggraver le mal. Elle amènera aussi des apprentis inquisiteurs à désigner des boucs émissaires. Nos services de renseignement qui n'avaient pas prévu cette attaque-là, après en avoir déjoué tant d'autres.

François Hollande, présenté faussement comme laxiste. Les migrants syriens et j'en passe. En attendant la montée des délires complotistes et les mises en accusation d'Israël ou de la CIA.

Si sonnée qu'elle soit, la France aura été exemplaire après ce qui a été la plus grande attaque terroriste de son histoire. Jamais meilleur qu'en temps de crise, François Hollande fut aussi à la hauteur, avec son mélange de mesure et de sang-froid. Un président, un vrai, qui a su « cheffer », pour parler comme Chirac. Il nous reste maintenant à tirer les leçons du massacre du vendredi 13 novembre 2015.

Après la tragédie, rien ne sera plus comme avant. Une nouvelle page du roman national vient de s'ouvrir : de cette effroyable épreuve notre cher et vieux pays peut sortir beaucoup plus fort. Parmi les changements à venir, nous sommes en droit d'en espérer trois :

1) Une esquisse d'union nationale. Alors que déboulent sur nous, comme deux camions fous, le terrorisme et le FN, toutes proportions gardées, c'est en nous rassemblant que l'on conjurera les dangers. Des politiques comme Alain Juppé, Manuel Valls ou François Fillon l'ont bien compris.

2) Un renforcement des mesures de sécurité et la neutralisation de tous les djihadistes, d'une manière ou d'une autre, en facilitant le travail des policiers ou des services. Sans parler d'une surveillance accrue des salafistes de France. Et les droits de l'homme ? dira-t-on. À force de lantiponner, c'est notre État de droit tout entier qu'on mettra en danger. Qu'importe si la « gauche pétainiste » a des vapeurs : le gouvernement doit passer outre, en rendant temporaires les nécessaires atteintes aux libertés.

3) Une refondation de notre politique étrangère. Puisque nous sommes désormais en guerre, il est temps de revoir nos alliances et de considérer que les ennemis de nos ennemis sont nos amis. Sur le front syrien, n'en déplaise à Laurent Fabius, plutôt que de rester entre les mains des tartuffes turcs, il faut travailler de conserve avec Bachar el-Assad, aussi abominable soit-il, et surtout avec ses deux principaux soutiens, la Russie et l'Iran, sans oublier les Kurdes, bien sûr. Les pudeurs de puceau de la diplomatie ne sont plus de mise. Churchill avait bien pactisé avec le diable, c'est-à-dire Staline, pour en finir avec Hitler !

Qu'est-ce qui fait monter le Front national ? envoyé par ortf le 11/11/2015 @ 17:27
Le Front national semble bien parti pour marquer de nouveaux points aux élections régionales, pas seulement à cause de la progression de la xénophobie.


Si le Front national semble bien parti pour marquer de nouveaux points aux élections régionales, ce n'est pas seulement à cause de la progression en France de la xénophobie, du populisme et du souverainisme, les trois faces de ce qui est devenu notre idéologie dominante.
Observez comme ils plastronnent sur les estrades, les avatars propres sur eux de Doriot, Pétain, Laval ou Déat. Ils sont certes plus présentables, souvent talentueux, et parfois même de gauche comme pouvaient l'être leurs aînés. N'est-ce pas la Chambre du Front populaire qui, grâce à une partie des élus socialistes, a voté les pleins pouvoirs au maréchal ?
Après la Solution finale, il est certes délicat pour tous ces néo ou crypto-pétainistes de donner libre cours à leur antisémitisme naturel. Ils se rattrapent en se déchaînant contre les Chinois, les Allemands, les Arabes ou les Américains. Sans oublier de faire le procès de l'Europe, accusée d'être la passoire de la mondialisation. Il y a aujourd'hui en France une haine robespierriste de cet « Étranger » que « l'Incorruptible » voulait éradiquer.
Le FN engrange, il n'a nul besoin de semer. Un parti qui tourne à plus d'un quart des intentions de vote est un parti aux portes du pouvoir. Aujourd'hui, tout lui fait ventre : l'immigration, l'islam, le chômage, l'insécurité, la paperasse, le harcèlement bureaucratique des PME. Pour preuve, il peut se permettre de faire applaudir ses diatribes contre l'immigration par des... immigrés. Ou celles contre l'assistanat par des... assistés.

Un bonheur n'arrivant jamais seul, le FN bénéficie de l'aide involontaire d'une foule d'idiots utiles. De beaux ou de petits esprits qui, même quand ils prétendent le combattre, lui mettent sans cesse du vent dans ses voiles. Le Front est aussi leur créature : son succès actuel n'est pas seulement une conséquence du déclin de l'Europe et des angoisses existentielles de ses peuples ; il est favorisé par l'insanité de ses supposés adversaires.
N'est-il pas temps de dire que la gauche de la gauche, du NPA aux frondeurs du PS, est un allié objectif du Front national ? En reprenant souvent mot pour mot une grande partie de l'hallucinant programme économique du FN, elle lui apporte sa légitimité, s'il lui en reste encore une. Elle s'est tellement « frontisée », ces derniers temps, qu'elle ne défend même plus ses valeurs traditionnelles, telle l'hospitalité, comme l'a montré son assourdissant silence sur la tragédie des migrants syriens, qu'elle laisserait volontiers, elle aussi, sur le sable.

Toute la bien-pensance est tombée sur Jacques Sapir, économiste naviguant dans les eaux de la gauche radicale, quand il a évoqué la possibilité de rassembler l'extrême droite et l'extrême gauche à travers un « front de libération nationale » anti-euro. En plaidant pour une alliance entre les souverainistes des deux bords, cet universitaire est pourtant tout à fait cohérent. Il a ouvert une voie qui n'a pas fini de s'agrandir.

La porosité entre les idées du FN et de l'extrême gauche semble préparer l'explosion, tôt ou tard, des frontières entre ces souverainistes qui, paradoxalement, ne songent qu'à en édifier partout, de préférence avec des miradors et des barbelés. Encore une bonne nouvelle pour le Front. L'autre est le déchaînement, ces derniers temps, des idiots utiles des médias.
Si quelque chose fait grimper la cote du FN, c'est bien le discours gnangnan sur l'islamisme, le salafisme et toutes les autres formes de dégénérescence religieuse qui encombre les ondes et les colonnes des chers confrères. Sans parler des complaisances envers le terrorisme qui amènent souvent à charger les victimes, comme après l'attentat de Charlie Hebdo, qui, au dire des sycophantes, l'auraient bien cherché.

Stigmatisation est un mot qui devrait disparaître de notre vocabulaire, alors qu'il s'agit simplement d'information. Il y a du délire dans l'air et le comble a été atteint quand de bonnes âmes, dans Le Monde ou ailleurs, se sont inquiétées que les frappes de nos avions de chasse aient tué des djihadistes français, notamment près de Raqqa, dans le nord de la Syrie. Le président d'honneur de la Fédération mondiale des droits de l'homme a même déclaré très sérieusement que les familles des morts seraient fondées à porter plainte contre l'État français !
Parce qu'il n'aurait pas fallu tirer sur les miliciens ou les soldats de la Légion des volontaires français qui, en 1944, avaient fini par rejoindre la Waffen-SS ? Décidément, le pétainisme est partout, ces temps-ci. Après les régionales, l'hiver sera dur !

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