Accueil

Edito

TV-Program

TV-Replay

Radios ORTF

France Télévision

France Infos

Twitter ORTF

Arte

ORTF Music

Documentaires ORTF

Forum

 

Admin

France TV - Direct

F2 F3 F4 F5

Arte

Problème TNT

France Télévision

Annonceurs

contact@ortf.fr


Toutes les nouvelles

 

Page :  <  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  > 


Va-t-on vers un hiver particulièrement froid? envoyé par ortf le 11/11/2015 @ 17:20

Le premier frisson émane de l'analyse récente du météorologue italien Mario Giuliacci, qui tient un site de prévisions bien suivi en Italie. Selon lui, l'hiver sera très froid et très neigeux. En cause: le phénomène El Nino, particulièrement puissant cette année, qui modifie la circulation des courants dans l'atmosphère et qui devrait atteindre son pic entre novembre et janvier prochain. Selon l'expert, chaque fois qu'El Nino sévit, les hivers sont plus froids que la moyenne en raison de descente d'air en provenance du cercle polaire sur l'Europe.

Du froid en février?

Du côté de l'Allemagne, on rejoint partiellement cette analyse. Le Service météorologique national prévoit lui aussi des températures très basses en janvier et février et le printemps sera tardif, relate le site laterredufutur.com très au point sur la météo. En cause, selon les experts, une baisse des températures sans précédent due au passage de masses d’air arctique au-dessus de l’Europe. Une analyse partagée aussi en partie par le site Lameteo.org qui prévoit de la douceur jusqu'en janvier, puis un froid marqué dès février.

Du côté de la Russie, on se montrerait même encore plus alarmiste. Selon le site francophone La Voix de la Russie, les Européens devront faire face à l'hiver carrément le plus froid de ces 100 dernières années! Une annonce aussitôt démentie par d'autres météorologues russes qui estiment eux que l'hiver sera tout à fait normal.

Rien n'est prouvé

Bref. Difficile de démêler le faux du vrai. Et que dit MétéoSuisse? Va-t-on grelotter cet hiver? «Pt'être ben qu'oui, pt'être bien que non», résume avec prudence le prévisionniste Gill Dean. «Les prévisions saisonnières valent ce qu'elles valent, c'est à dire pas grand chose. On estime leur taux d'exactitude à 50%! Car il y a tellement de facteurs qui entrent en ligne de compte!», souligne-t-il. «Rappelez-vous: en 2013, on avait aussi annoncé un hiver très rigoureux et finalement, il n'y avait rien eu de spécial.»

Quant au phénomène El Nino, l'expert relativise: «il peut changer radicalement la météo de toute la côte ouest du continent américain, c'est clair, mais son influence sur l'Europe reste à démontrer. La plupart du temps, il ne se passe rien de spécial en hiver pour nous», souligne-t-il.

Plutôt un hiver doux

Quant aux prévisions à long terme pour cet hiver, Gill Dean pencherait plutôt pour une saison plus douce et humide qu'à l'accoutumée. «Si l'on en croit les prévisions du Centre européen de météo sur lequel nous nous basons, cet hiver devrait être 60 à 70% plus doux que la normale entre décembre et février. Mais encore une fois, tout est possible et nous pourrions très bien vivre un épisode de grand froid ponctuel comme en février 2012. »

Angela, François, Edgar et les autres (par Fog) envoyé par ortf.fr le 13/09/2015 @ 09:43

Après nous avoir donné d'humiliantes leçons d'économie, voilà que l'Allemagne nous montre maintenant le cap des droits de l'homme.

Fallait-il désespérer de la France ? La photo du petit Aylan, mort sur la plage, a suffi à lui faire prendre enfin conscience de la tragédie qui se déroule en Syrie, pays outragé et martyrisé par les colonnes infernales de Daesh.
En attendant, c'est Angela Merkel qui, avec sa politique d'accueil aux réfugiés, a repris le flambeau de la morale universelle que notre vieille patrie fatiguée a si longtemps prétendu porter toute seule avant de le laisser tomber par terre : tels sont les effets du souverainisme, dernier avatar de notre tradition pétaino-défaitiste.

L'Allemagne, terre d'asile ? Quand on a une économie qui tourne, une démographie en berne et un peuple moins pessimiste ou amertumé que le nôtre, la tâche est plus facile : la preuve par Mme Merkel est éclatante. Puisse le grand cataclysme migratoire nous permettre de nous interroger sur nous-mêmes et nos politiques nationales depuis quinze ans...

Après nous avoir donné d'humiliantes leçons d'économie, voilà que l'Allemagne nous montre maintenant le cap des droits de l'homme avec une compétence récente, sinon neuve. Allons, notre honneur est quand même sauf : lors de sa conférence de presse, M. Hollande s'en est sorti par le haut, en annonçant, sur le terrain, la réponse militaire appropriée que Mme Merkel serait bien en peine de donner.

« Les Français arrivent tard, disait Voltaire, mais enfin, ils arrivent. » Ne nous réjouissons cependant pas trop vite. M. Hollande aura beau faire, l'opinion française est à cran : une nette majorité du pays se refuse toujours à ouvrir les bras à ces migrants qui fuient les égorgeurs de l'État islamique. Elle est, d'une manière ou d'une autre, lepénisée et tétanisée, ce qui revient au même.

Fascinante est l'alliance objective sur ce sujet comme sur tant d'autres entre la droite de la droite et la gauche de la gauche. L'une braille contre l'« invasion » actuelle tandis que l'autre se terre piteusement, mais les deux sont sur la même ligne d'enfermement et de repli sur soi. Saperlotte, que les deux extrêmes s'unissent, se fécondent, nous exhibent leur lamentable progéniture et qu'on n'en parle plus !

La ligne Maginot n'est jamais une solution : si on ne s'occupe pas de l'islamisme, c'est lui qui s'occupera de nous. Telle est la conviction de M. Hollande qui, dès le début de son mandat, l'a amené à intervenir au Mali. L'ennemi n'est pas seulement à l'intérieur, tapi dans l'ombre, sous la forme d'un terrorisme sporadique. Pétaradant et assoiffé de sang chrétien ou yézidi, c'est-à-dire impur, il est aussi à l'extérieur où il faut aller le chercher pour l'éradiquer.

D'où la nécessité de revoir notre stratégie en procédant à des frappes aériennes et non, pour l'heure, à un périlleux déploiement au sol, comme le souhaite une partie de la droite. Il y a longtemps que Daesh a déclaré à la France une guerre qu'il mène, depuis, sans relâche. Pourquoi ne nous la lui ferions-nous pas ? N'est-il pas temps de mettre un terme à la propagation de ce cancer intégriste qui métastase jusque dans nos banlieues ? Qu'est-ce que ce pacifisme neuneu qui nous intime de tendre l'autre joue à ces islamistes qui veulent nous trancher la tête ?

Changeons d'alliés, comme nous n'avons cessé de le répéter. C'est avec la Russie et l'Iran que nous trouverons les solutions, davantage qu'avec les États-Unis qui, sous l'évanescent Barack Obama, n'existent plus vraiment dans cette région du monde. Empégués dans leur appui à la Turquie, spécialiste du double jeu, qui soutient cyniquement Daesh contre les Kurdes, ils ont eu tout faux depuis le début. Ils n'ont pas mesuré l'ampleur de la menace islamiste.

Écoutons Edgar Morin, notre grande conscience nationale. À 94 ans, c'est l'un des Français les plus jeunes. Il nous donne la bonne méthode contre les dangers et les fanatismes dans son dernier livre, Penser global (Robert Laffont). Nous ne les vaincrons, dit-il, qu'en évitant « ce qu'on appelle la rationalisation, c'est-à-dire des systèmes logiques, mais qui n'ont aucune base, aucun fondement ». Il faut aussi se garder, ajoute-t-il, de « la dogmatisation, le durcissement de nos idées, le refus de les confronter avec l'expérience ». Sans oublier d'abandonner « une rationalité fermée, incapable de saisir ce qui échappe à la logique classique [...] pour nous vouer à une rationalité ouverte, connaissant ses limites et consciente de l'irrationalisable ».
Voilà bien les meilleures armes contre les fous d'un dieu qu'ils ne méritent même pas.

Migrants : France, n'as-tu pas honte ? envoyé par ortf.fr le 13/09/2015 @ 09:39


"Notre attitude face au grand déluge migratoire met au jour un mélange de cynisme et d'indolence, sur fond de déroute des valeurs".

Y a-t-il encore une gauche en France ? Une droite ? Une classe politique à la hauteur ? Une intelligentsia digne de ce nom ? Notre attitude face au grand déluge migratoire met au jour un mélange de cynisme et d'indolence, sur fond de déroute des valeurs. Si, demain, les prochaines générations ont envie, comme les nôtres, de se vautrer dans la repentance, gageons qu'elles auront de quoi se flageller.

À croire que notre pays est vraiment devenu une province reculée du monde. Alors que se déroulait, ces derniers jours, une catastrophe humanitaire sans précédent aux portes de l'Europe, nos partis continuaient de vaquer à leurs occupations, chacun tournant sa petite soupe qui, dans le cas des Verts, commence à sentir le pâté, de surcroît très faisandé. M. Cambadélis nous infligeait même une leçon de gauche en défendant, contre M. Macron, le ridicule totem des 35 heures. Surréaliste !

Que des vagues humaines échouent, en loques, sur notre continent, peu lui chaut, pourvu que les pitoyables « frondeurs » du PS soient rassurés. Mais qu'y a-t-il de gauche dans la tête de ces braillards qui restent tels qu'en eux-mêmes l'éternité les fige : des perroquets ? Ils n'ont même plus de conscience. La preuve, l'assourdissant silence de cette soi-disant gauche de la gauche sur la question des migrants.

Il est temps de battre notre coulpe : cette marée humaine qui déboule sur l'Europe est la conséquence des lamentables politiques étrangères de l'Occident : obsédées par les affreux régimes de Damas ou, auparavant, de Tripoli, elles n'ont jamais cessé de faire involontairement le jeu de « l'État islamique ». Aujourd'hui encore, M. Obama ne joue-t-il pas « l'idiot utile » de la Turquie en la laissant casser du Kurde, le principal ennemi des islamo-nazis de Daesh ?

Nous avons été au-dessous de tout. L'Histoire s'est vengée et il nous faut maintenant payer l'addition : 4 millions de réfugiés en provenance de Syrie déferlent notamment sur l'Europe à flots continus, comme les demandeurs d'asile de Libye, victimes collatérales de la guerre de M. Sarkozy contre le colonel Kadhafi. N'en déplaise aux petits flics du bien-penser qui n'aimeront pas le rapprochement, ces réfugiés sont dans la même situation que les juifs qui, au siècle dernier, fuyaient l'Allemagne nazie. Ils n'ont pas le choix. C'était la valise ou le couteau.

Ni la France ni l'Europe n'ont vocation à accueillir toute la misère du monde. Raison de plus pour donner un coup d'arrêt à la plupart des immigrations venues d'Afrique qui sont manipulées par des réseaux de passeurs, alors même que ce continent est en plein réveil économique. Ce phénomène n'a rien à voir avec la détresse de ceux qui, pour échapper à la furie islamiste, fuient la Syrie, la Libye, la Somalie ou l'est du Nigeria. Des musulmans, chiites mais aussi sunnites, et des chrétiens, des Araméens ou des yézidis. Ce sont eux qu'il faut aider.

Les antieuropéens sautent sur leur fauteuil comme des cabris en dénonçant leur bouc émissaire : « Mais que fait l'Europe ? » Les bons esprits s'en prennent à MM. Hollande et Valls, qui ont prononcé de belles paroles et pris de vraies initiatives. Ne tombons pas dans ces deux pièges. Le problème, ce n'est ni l'une ni les autres. C'est l'espèce de langueur du peuple français qui tétanise la classe politique, tremblant sous l'ombre de plus en plus pesante de Marine Le Pen : n'ayant pas une vocation de dentellière, elle n'hésite pas à mettre les deux immigrations dans le même sac.

M. Bertrand en est ainsi venu à dénoncer « l'appel d'air irresponsable » de M. Valls sur cette question. C'est pourtant un humaniste, un homme sensible. Mais tout s'explique si l'on sait qu'il mène actuellement un combat courageux et difficile contre Mme Le Pen aux prochaines régionales, dans le Nord. En politique qui se respecte, il lui faut tenir compte de la lepénisation des esprits.

Tels sont les effets du pessimisme, quand on a peur de tout et qu'on ne croit plus en rien, même pas en soi. Voilà ce qui arrive quand un grand pays comme le nôtre, rongé par les vers de l'amertume et du souverainisme, ne rêve plus que de se mettre à l'abri des vents du monde en s'enfermant derrière ses clôtures de pacotille.

En attendant, c'est l'Allemagne de Mme Merkel qui a sauvé l'honneur de l'Europe en ouvrant ses portes aux demandeurs d'asile syriens. Voilà qui ridiculisera encore un peu plus, s'il en était besoin, le combat obscur des germanophobes de France, engeance qui, hélas, prolifère ces temps-ci à droite comme à gauche en reprenant les vieux refrains va-t-en-guerre de 1914. Si, un jour, elle devient honnête avec elle-même, elle finira peut-être par prononcer les deux mots qui, aujourd'hui, lui arracheraient la gueule : « Merci, Angela ! »

Les héros de l'ORTF au Musée de la Poupée à Paris en octobre prochain envoyé par ORTF.fr le 06/09/2015 @ 20:24
Le Musée de la Poupée-Paris va présenter pour la première fois au public du 8 octobre 2015 au 5 mars 2016, la fantastique et nostalgique collection de Christophe Mourthé consacrée aux jouets représentant les héros des émissions jeunesse de l’ORTF des années 60 aux années 80. Retour sur Pollux, Zébulon, Nounours, Saturnin, Colargol, Barbapapa, Casimir, Kermit, Maya… Nostalgie, nostalgie...



Depuis soixante ans, les émissions pour la jeunesse diffusées à la télévision sont nombreuses et variées. Nous nous souvenons des personnages, des chansons, des dialogues des feuilletons, dessins animés et émissions cultes et emblématiques qui ont marqué l’histoire de la télévision française. Au-delà des souvenirs télévisuels, restent aujourd’hui des livres, des jouets, des déguisements, des poupées et de nombreux objets dérivés ou publicitaires qui font l’objet de la nouvelle exposition au Musée de la Poupée-Paris.

L’exposition vous replongera dans vos souvenirs de jeunesse à travers un parcours montrant, entre autres, la poupée Claire de « La Séquence du spectateur », les personnages d’émissions tels que Margotte, Zébulon, Pollux le chien pour « Le Manège enchanté », Nounours, Pimprenelle et Nicolas, le Marchand de sable pour « Bonne nuit les petits », Casimir pour « L’Ile aux enfants », Kermit la grenouille, Miss Piggy, Fozzie l'ours du « Muppet Show » et des séries et dessins animés cultes comme « Thierry la Fronde », « Zorro », « Fifi Brindacier », « Heidi », « Aglaé et Sidonie », « La Maison de Toutou », « Pepin la bulle », « Titus le petit lion », « Picolo et Picolette », « Les Shadoks », « Kiri le clown »… en passant par les membres de la famille Barbapapa jusqu'aux personnages des premiers mangas que sont Albator et Goldorak...

Une multitude d'objets sont réunis, pour quelques mois, pour le plus grand plaisir de plusieurs générations qui replongeront gaiement dans leur enfance ! Mais pas seulement, certains personnages, tels Babar, Barbapapa, Maya, Scoobidou sont encore bien connus des plus jeunes qui découvriront par la même occasion l’ambiance de la télévision et les personnages merveilleux et mythiques qui ont fait rêver leurs parents, il y a trente, quarante ou cinquante ans.

L'ORTF en quelques mots
L’ORTF (Office de Radiodiffusion Télévision Française) prend le 27 juin 1964 la suite de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française) avec 2 chaines en noir et blanc et diffuse et produit des programmes pour la radio et la télévision et notamment des programmes pour la jeunesse. Ceux-ci sont diffusés le jeudi, qui jusqu’en 1972 reste le jour de pose du milieu de la semaine pour les écoliers. En octobre 1967, grande révolution, la 2eme chaîne devient couleur (encore fallait-il avoir un poste en couleurs). Le 8 janvier 1969 est créée la RFP (Régie Française de Publicité) qui perdra son monopole sur l’audiovisuel français en 1884 avec la création de la chaine privée Canal +. Fin 1972, la 3eme chaine est lancée, directement en couleur. L'ORTF disparaitra en 1975.

Les Shadoks, série d'animation en 208 épisodes de deux à trois minutes, créée par Jacques Rouxel diffusée entre 1968 et 1973 en trois saisons et sera suivie d’une quatrième. Elle relate les histoires et mésaventures des Shadoks, des êtres anthropomorphes aux apparences d'oiseaux et leurs opposés les Gibis (dont le nom vient de la prononciation anglaise de GB). Les Shadoks possèdent quatre mots de vocabulaire monosyllabiques : « Ga, Bu, Zo, Meu », ils sont méchants et idiots, construisent des machines improbables qui ne fonctionnent pas… Dessinée grâce à un « Animographe » puis au dessin traditionnel dans le même style, son narrateur à la voix incomparable est Claude Piéplu. La série constitue l'un des premiers grands sujets polémiques de la télévision française qui divise la France en deux parties : shadokophiles et shadokophobes.

Bonne nuit les petits, série en noir et blanc, créée par Claude Laydu est diffusée dès le 10 décembre 1962 sur RTF Télévision puis sur l'ORTF (568 épisodes de 5 mn). Suivent cinq émissions spéciales de 1962 à 1973, une troisième série en couleur « Nounours », (78 épisodes de 5 mn) en février 1976 et deux autres séries. L'objectif est de créer une sorte de coupure indiquant aux enfants qu'il est temps d'aller au lit avant que leurs parents ne regardent le journal télévisé de 20 heures. Chaque soir, le marchand de sable vient sur son nuage rendre visite aux enfants accompagné d’un ours, qui grâce à son échelle, descend jouer un dernier instant avec eux avant de regagner son nuage en disant « Bonne nuit les petits, faites de beaux rêves ! » Le marchand de sable lance alors une poignée de sable doré qui tombe en pluie sur les enfants et l’ours repart sur un petit nuage. Les marionnettistes ont utilisé la technique du cintre. Dans la première série, les enfants se prénomment P'tit Louis et Mirabelle et l’ours Gros Ours et deviendront ensuite Nicolas et Pimprenelle et Nounours.

Musée de la Poupée
Impasse Berthaud (sur la rue Beaubourg)
75003 Paris

M° Rambuteau (11) - RER Les Halles
Bus 47 - 75 - 38 - 29 - Parking Beaubourg
Accès fauteuils roulants
Label national "Tourisme & Handicap" auditif et mental

Tel : 01 42 72 73 11

contact@museedelapoupeeparis.com
www.museedelapoupeeparis.com

Audiovisuel public français : comment en est-on arrivé là ? envoyé par ORTF le 11/04/2015 @ 18:00


Crise à Radio France, nomination du président de France Télévisions, débats récurrents sur la redevance, nombreuses lois de réforme : depuis le début de la Ve République, la France n’a pas réussi à stabiliser le secteur public audiovisuel. Retour sur un ratage.

Depuis la nationalisation de la radio en 1945, les politiques audiovisuelles des gouvernements successifs sont inspirées par des intentions politiques et bien peu par des considérations médiatiques ou démocratiques. Le dilemme des gouvernements successifs est le suivant : contrôler l’information, tout en respectant les apparences démocratiques, ou promouvoir une culture de masse. Dans le premier cas, il s’agit de faire de la propagande ou de la communication politique, même si elles sont souvent contre-productives. Dans le second cas, il est question de distraire le public, soit en abaissant soit en élevant le niveau d’exigence culturelle des programmes. Mais, c’est alors une œuvre de plus long terme, qui demande du temps et beaucoup d’argent, ce dont les gouvernements disposent rarement. D’où la tentation du recours au secteur privé, qui sait faire de l’audience sans états d’âme, mais qui n’est pas facilement contrôlable, en raison de ses exigences de rentabilité. Cette situation ambiguë conduit à définir les missions de l’audiovisuel selon la trilogie « informer, cultiver, distraire », mise en œuvre à partir de 1953 sous la direction de Jean d’Arcy, et qui demeure d’actualité. Ce sont les termes qui définissent les missions de la BBC ; alors pourquoi pas de BBC à la française ?

Le poids des politiques pèse sur l’audiovisuel par les conséquences que leurs contradictions entraînent sur les entreprises. Depuis l’ordonnance du 4 février 1959, qui donne un statut à la RTF et la place sous l’autorité du ministre de l’Information, l’audiovisuel public a été balloté au gré des réformes et de l’air du temps. Cinq ans plus tard, la loi du 27 juin 1964 transforme la RTF en Office de radiodiffusion et télévision française (ORTF) ; les réformes de 1968 et de 1972 ne changent pas l’ORTF. La loi du 7 août 1974 annonce la disparition de l’ORTF, qui est démantelé le 31 décembre 1974 et remplacé par sept sociétés nationales (TF1, A2, FR3, Radio France, la SFP, TDF et l’INA). La loi du 29 juillet 1982, qui proclame « La communication audiovisuelle est libre », crée la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, composée de neuf sages dont les modalités de nomination sont calquées sur celles des membres du Conseil Constitutionnel. La loi du 30 septembre 1986 la remplace par la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL), qui est remplacée à son tour par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), institué par la loi du 17 janvier 1989. La loi du 1er août 2000 crée France Télévisions ; France 24 est créée en 2006, l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) en 2008 et rebaptisé France Médias Monde (FMM) en 2013.

Les deux lois du 5 mars 2009 instituent la nomination des présidents des sociétés nationales de programme par le président de la République, réorganisent France Télévisions et décident la suppression progressive de la publicité sur les chaînes publiques. Enfin, la loi du 15 novembre 2013, réforme la composition du CSA, qui se voit confier la nomination des dirigeants des sociétés de l'audiovisuel public. En tout, 11 réformes en 56 ans, qui ont créé une instabilité institutionnelle et juridique. D’autant plus qu’au fil des temps les gouvernements ont imposé des missions diverses et parfois contradictoires à l’audiovisuel public : faire de l’audience ou de la qualité, promouvoir la production française tout en dépensant moins, éduquer les publics à la diversité, à l’Europe, au développement durable, aux médias, respecter un pluralisme tatillon, etc., tout en affirmant que le service public est un puits sans fond et un secteur ringard.

Des présidents sans grands pouvoirs

L’instabilité est encore plus marquée pour les présidents des différentes sociétés : la télévision a connu 17 présidents en 56 ans, soit un mandat moyen de 3 ans et 4 mois, la radio publique en a connu 15, soit un mandat moyen de 3 ans et 8 mois. Depuis la création du CSA, la durée moyenne du mandat a augmenté pour Radio France à 4 ans et 3 mois en moyenne (6 présidents) et a baissé pour France Télévisions à 2 ans et 10 mois en moyenne (9 présidents). Des présidents installés sur des sièges éjectables, parce qu’ils sont pris en tenaille par la double tutelle du CSA et du gouvernement alors qu’ils ne peuvent mettre en route ni la refonte des programmes ni les réformes de fond qui toutes deux demandent du temps. Les présidents installés sur des sièges éjectables ne peuvent mettre en route ni la refonte des programmes ni les réformes de fond Nommés par le CSA, dont ils dépendent pour le respect des obligations contractuelles de leurs entreprises, les présidents dépendent du gouvernement, notamment des ministres de la Culture et du Budget, pour le financement de leur action et de leur entreprise, à travers la redevance et le Contrat d’objectifs et de moyens (COM). Les entreprises de l’audiovisuel public sont ainsi chargées de diverses missions (production, réalisation, contenus) qui alourdissent et complexifient les grilles de programmes tout en plombant les audiences. Le refus de l’augmentation de la redevance ou de son assiette et la réduction des recettes publicitaires voulue par la réforme Sarkozy de 2009 n’ont pas amélioré les finances de ces entreprises.

Des salariés sans entreprise

La troisième composante de cette situation inextricable est constituée par les personnels, représentés par des syndicats divisés : à Radio France, CFDT, CFTC, CGT, SNFORT, SUD et UNSA font grève commune contre le président et le gouvernement à partir de revendications disparates (contre la fusion des orchestres, l’externalisation des vigiles et de l’entretien, la réformes des « ménages » extérieurs, le déploiement de France Bleue à nombre d’emplois constants, etc.). Le Syndicat national des journalistes, qui se dit non gréviste, apporte parfois un soutien ponctuel. Cette division syndicale conduit inévitablement à la surenchère revendicative. Au départ, les personnels de l’audiovisuel public étaient des fonctionnaires. En 1964, avec l’ORTF est créé un établissement public industriel et commercial (EPIC), puis en 1975 les entreprises deviennent des sociétés anonymes de droit commun, détenues à 100 % par l’État. Le service public à la française est vu comme un service rendu aux salariés, bien plus qu’un service rendu au public Il a fallu des décennies pour faire disparaître les fonctionnaires, qui durant longtemps avaient le droit de conserver leur statut. L’esprit de service public revendiqué par les salariés fait ainsi référence à l’appartenance à un statut de quasi fonctionnaire. Ce sentiment a été renforcé parce que la multiplicité des catégories (il y en avait déjà 159 au sein de l’ORTF) ne permet pas de ressentir une autre unité sociale. Ainsi, nombre de salariés de l’audiovisuel public n’ont pas le sentiment de travailler dans une entreprise et n’en voient donc pas les contraintes. Le service public à la française est vu comme un service rendu aux salariés, bien plus qu’un service rendu au public. Enfin, les présidents et gouvernements successifs ont parfois été tentés de laisser filer les emplois et les primes afin de préserver une paix sociale relative, donc leur mandat.

Un paysage audiovisuel transformé par la convergence numérique

Mais depuis dix ou quinze ans, le paysage audiovisuel a été bouleversé par la convergence numérique et la révolution des usages. La numérisation a supprimé des métiers et transformé des fonctions, mais les statuts n’ont pas suivi. Les politiques jouaient au Lego avec les entreprises, les salariés se crispaient sur leurs acquis, tandis que les publics allaient voir ailleurs ou consommaient autrement. La plupart des pays européens ont redéfini les missions des entreprises de l’audiovisuel public avec l’idée simple qu’il fallait les adapter au XXIe siècle La convergence numérique des médias, qui signifie que le public n’est plus captif et qu’il peut consommer des programmes sur des écrans divers (téléviseur, ordinateur) et mobiles (tablettes, téléphones portables), qu’il peut surfer sur plusieurs écrans et zapper sur plusieurs médias a entraîné dans la plupart des pays européens une redéfinition des missions et des pratiques des entreprises de l’audiovisuel public ; souvent au prix d’une réduction des personnels et de leurs avantages acquis. Ces réformes ont été accomplies dans la douleur, mais elles reposaient sur l’idée simple qu’il fallait adapter l’audiovisuel public au XXIe siècle et aux nouvelles consommations.

Des pistes d’avenir

À l’heure de la convergence, il serait urgent de recréer un service unifié de l’audiovisuel public mais en lui conférant son indépendance, qui a tant manqué à l’ORTF. Les trois options possibles sont les suivantes.

Il serait urgent de recréer un service unifié de l’audiovisuel public mais en lui conférant son indépendance Soit on mène une réforme d’inspiration libérale, qui dissoudrait les trois entités France Télévisions, Radio France et France Médias Monde, licencierait l’ensemble des personnels et créerait une BBC française dirigée par un conseil d’administration indépendant. Ce serait très douloureux pour les salariés, cela demanderait du temps, tandis que les politiques seraient frustrés de ne plus avoir d’influence sur la nouvelle entreprise ; cette option est peu probable, tant les chocs de ce type sont étrangers aux mentalités françaises.

Soit on opte pour une réforme d’inspiration sociale-démocrate, qui arriverait au même résultat, mais en prenant le temps de la concertation, de faire travailler les équipes sur des projets communs, de regrouper les énergies et les savoirs ; cette option est peu probable, car elle supposerait une vision prospective de long terme, sans doute à plus de deux quinquennats, et une concertation entre les forces politiques opposées qui n’est pas une habitude française.

Soit on poursuit dans la tradition française : le président est révoqué ou mis sous la tutelle d’un directeur général ou d’un médiateur, l’Etat ajoute quelques dizaines de millions d’euros de dotation pour relancer Radio France et apaiser provisoirement les syndicats ; cette option est la plus probable, car c’est la solution de l’immobilisme, … en attendant la prochaine crise.

À propos de la BBC :

La British Broadcasting Corporation a été créée en 1922, elle a ensuite intégré la télévision. Elle regroupe en un seul ensemble l’équivalent de France Télévisions, de Radio France, de France Médias Monde et d’une partie des activités de l’INA. Son budget de 5 milliards de livres (6,85 milliards d’euros) provient de la redevance pour 3,7 milliards, auxquels s’ajoutent 1 milliard de recettes commerciales (BBC Worldwide vend les programmes et leurs dérivés dans le monde entier) et environ 245 millions de fonds gouvernementaux. Environ 22 000 salariés travaillent pour les huit chaînes de télévision nationales, deux régionales (Ecosse et pays de Galles) seize internationales ou spécialisées et neuf stations de radio. 5 orchestres (2 à Londres et 3 en régions) font partie de son périmètre. La BBC est placée sous la tutelle du BBC Trust, dont les membres, une dizaine de personnes, sont nommés par la reine, sur recommandation du gouvernement. Son fonctionnement est régi par une charte royale, renouvelée tous les dix ans. Depuis dix ans, profitant de la numérisation et de la convergence des médias, la BBC a programmé des plans de réduction d’effectifs, visant à diminuer ses charges salariales de 15 à 20 %.

Décès de l'animateur radio José Arthur envoyé par ORTF.fr le 22/02/2015 @ 07:52
José Artur, qui avait créé en 1965 et animé pendant quarante ans avec une grande liberté de ton l’émission culte «Le Pop-Club» sur France Inter, est mort samedi matin à l’âge de 87 ans, a annoncé à l’AFP son fils, David Artur. L’animateur de radio, qui était hospitalisé depuis une dizaine de jours à la suite d’un accident vasculaire cérébral, est mort tôt samedi matin, a indiqué son fils, également producteur d’émissions pour la radio.
Pour tous les amoureux de la musique et de la culture en général, le «Pop Club» a été pendant des décennies, jusqu’à la fin de l’émission en 2005, un rendez-vous incontournable, animé avec le sourire par l’indétrônable José Artur. L’émission est devenue l’une des plus célèbres de France Inter, une station où il était arrivé en 1951. «J’agressais, en jouant du contre-pied comme d’une arme, pour sortir mes invités de leurs appréhensions, obtenir des ripostes 'naturelles' et faire oublier le micro», écrivait-il dans son livre «Au plaisir des autres» (2009, éd. Michel Lafon), dans un extrait cité sur le site de France Culture. Outre le «Pop-club», il a animé diverses émissions, «Qu’il est doux de ne rien faire», «Flirtissimo», «Avec ou sans sucre», «A qui ai-je l’honneur?», «Table ouverte», «Au niveau du vécu», «A l’heure du loup», «C’est pas dramatique».

«José Artur est mort et c’est toute une époque, un ton à la radio qui disparaît. Quelle tristesse pour France Inter et Radio France !», a tweeté le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, en hommage à l’animateur. A la télévision, José Artur a également animé «Peplum», «Bancs publics», «Le Petit théâtre du dimanche» (1977), «Pleins feux» (1979), «Bravos» (1983-1984), «Le théâtre de José Artur» (1996), un magazine bi-mensuel sur France 3, puis le magazine mensuel «Mise en scène» (1997) également sur France 3. Comédien dans l’âme, José Artur a aussi tourné sous la direction de Costa-Gavras («Z», 1969), de Jean Yanne («Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ», 1982), de Claude Lelouch («il y a des jours et des lunes», 1990). Il a aussi publié plusieurs ouvrages.

Page :  <  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  > 


Infos site

Webmaster : ortf

Envoyer un message



Déjà 107692 visites


Haut

Site créé avec Phortail 2.0.12
PHP version 5.1.3RC4-dev