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La censure au temps de l'ORTF envoyé par ORTF.fr le 07/12/2013 @ 18:15
On ouvre les portes de l'enfer! C'est le nom donné à une petite pièce secrète située rue Cognacq-Jay, à Paris, au sous-sol du siège historique de la télévision. C'est là que sont entreposés tous les reportages, les films ou les chansons censurés du temps de l'ORTF. Le journal Le Monde nous y emmène.


Cette censure, c'est le général de Gaulle qui la met en place au début des années 60. Il veut contrôler les journaux radio et télé. Son ministre de l'information, Alain PEYREFITTE, se charge de cette tâche avec des fonctionnaires spécifiquement missionnés. Tout ce qui est sensible est banni. la plupart du temps, pour des raisons politiques.

Le putsch des généraux lors de la guerre d'Algérie. La révolution à Cuba. Ces sujets ont droit à un aller simple pour l'enfer.
Les moindres faits et gestes du général de Gaulle et de son gouvernement sont contrôlés. leurs opposants sont systématiquement censurés. Pas question non plus de voir le général se moucher. La séquence filmée lors d'une promenade à Venise est coupée. La culture non plus n'y échappe pas.
Salvador Dali, François Truffaut, Louis Malle, Bernard Lavilliers, tous ont connu ce lieu de banissement.

Une censure dénoncée en 1971 par Maurice CLAVEL. Le journaliste découvre que son film qui vient d'être diffusé a été coupé et il quitte le plateau avec cette phrase devenue célèbre: "Messieurs les censeurs, bonsoir". Pendant des années les bobines tronquées finissent leur vie dans des sacs en toile de jute. Mais l'enfer tombe, peu à peu, dans l'oubli. Cette pièce est redécouverte à la fin des années 80, à l'occasion du déménagement de l'INA, l'Institut national de l'audiovisuel..

Le travail d'inventaire est très long car les séquences censurées ne comportent aucune référence.
Aujourd'hui, les films ont été numérisés, répertoriés, réintégrés dans les archives et ils sont désormais accessibles aux chercheurs et au grand public sur le site de l'INA.

Jacqueline Duforest : Mort de la productrice et mère de la Voix de Secret Story envoyé par ORTF.fr le 26/11/2013 @ 05:13
C'est une pionnière de la télévision française qui vient de s'éteindre... Productrice télé vedette dans les années 60-70, notamment aux côtés de Guy Lux, Jacqueline Duforest est morte, selon les informations du blog Jeanmarcmorandini.com, qui ne donne pas davantage de détails sur la cause du décès. Elle était âgée de 87 ans.


Le parcours de Jacqueline Duforest restera à jamais marqué par sa rencontre avec Guy Lux. En compagnie du défunt animateur, qui deviendra un monument de la télévision, elle produit entre 1965 et 1968 Le Palmarès des chansons, une émission de variétés diffusée chaque semaine sur la première chaîne de l'ORTF, avant de marquer les esprits en 1971 avec sa participation aux Étoiles de la chanson.

Jacqueline Duforest restera aussi comme celle qui a découvert l'imitatrice Sophie Darel, qu'elle avait repérée à cette période dans un cabaret de Megève. Elle lui confiera la présentation de l'émission de variétés Cadet Rousselle, diffusée chaque semaine de 1971 à 1973 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, avec Guy Lux, également producteur du programme. Son décès qui laisse orphelin Dominique Duforest, le fils de la productrice, connu pour être la voix de Secret Story sur TF1.

Mehdi, le héros, publie un recueil de souvenirs envoyé par ORTF.fr le 24/11/2013 @ 08:42
Mehdi, le héros inoubliable de « Belle et Sébastien », se livre pour la première fois dans « La Belle histoire de Sébastien », un recueil de souvenirs.


C’est l’histoire d’un garçon de 6 ans que la France entière attendait chaque dimanche à 19h30, sur l’unique chaîne de l’ORTF. Quand la famille n’avait pas de poste de télévision, on allait chez les voisins retrouver l’adorable enfant sauvage et sa chienne blanche.

C’est l’histoire d’un jeune homme de 18 ans qui a enfourché sa BM pour partir sur les traces du grand absent de sa vie, son père, caïd de Telouet et Ouarzazate… écrivant ainsi le mot « Fin » sur ce temps béni et étrange où il était enfant-vedette, enfant chéri de sa mère-pygmalion, Cécile Aubry.

Et c’est l’histoire d’un mec qui, à 56 ans, prend aujourd’hui le temps de regarder en arrière le paysage unique de sa vie. Avec tendresse, lucidité, humour et humilité. Mehdi, le héros inoubliable de « Belle et Sébastien », se livre pour la première fois dans « La Belle histoire de Sébastien » (Michel Lafon).

Paris Match. Vous êtes d’un naturel discret. Qu’est-ce qui vous a décidé à prendre la plume ?
Mehdi. On me demande souvent des anecdotes de tournage, de mon enfance… J’avais commencé à les consigner, ne serait-ce que pour ne pas oublier. C’est un concours de circonstances qui a fait que j’ai eu envie de les sortir du tiroir. Les éditions Michel Lafon m’ont proposé d’écrire mes mémoires à l’occasion du film réalisé par Nicolas Vanier*, adapté de l’œuvre de ma mère. Le tournage a été pour moi comme un immense flashback très émouvant. Tout est remonté, trois ans après la mort de maman. A l’époque, j’avais trouvé qu’on n’avait pas assez parlé d’elle. Aujourd’hui, mon livre est ma manière de lui rendre hommage.

Le lecteur retrouvera le petit garçon et l’ado que vous étiez, dans l’homme que vous êtes devenu.
C’était étrange d’écrire ma propre bio : je ne suis pas encore un vieillard, et je suis toujours acteur ! Mais après tout, avec 50 ans de métier, j’ai le droit. Je l’ai fait avec sincérité, sans pathos, je déteste ça. Y compris quand je parle des gestes déplacés qu’a pu avoir envers moi le directeur du pensionnat, à l’époque où j’étais chez les frères… Des faits qui, je crois, étaient malheureusement répandus dans la société en général, à l’époque. Cet épisode a achevé de me donner envie de mettre les voiles, moi qui passais déjà pour un rebelle parce que j’avais un disque de Led Zeppelin. Si c’était ça l’ordre établi –l’abus d’autorité-, je n’en voulais pas. J’ai choisi de parler de choses que j’avais tues jusqu’alors. Certaines heureuses, d’autres moins.

Comme la manière dont vous avez vécu la disparition de votre père, Si Brahim El Glaoui, fils du pacha de Marrakech en exil, que vous avez si peu connu.
J’avais 15 ans, et seulement quelques souvenirs de lui : des photos avec moi au Moulin, dans l'Essonne, qu’il avait achetée en 1950 et où je vis encore ; une visite au collège… puis rien, jusqu’au jour où il me demande sur son lit de mort. J’aurais préféré ne jamais le voir ainsi -un mourant sous assistance repsiratoire, qui part sans réussir à me dire « je t’aime ». C’est l’image qui me reste, douloureuse, avec celle, plus romanesque, du beau cavalier de l’Atlas qui tomba sous le charme d’une actrice française sur le tournage marocain de « La Rose noire » avec Orson Welles. Une idylle incroyable, qui dura environ sept ans. Ma mère m’a dit un jour que mon existence était « l’heureux aboutissement d’un beau dîner au champagne et aux chandelles ». Ils s’aimaient ; ça me console un peu.

"Les gens écrivaient à maman comme à une mère ou une amie, à moi comme à un copain, un frère…"

Vous avez demandé votre émancipation à votre mère dès vos 16 ans. Elle vous l’a accordée, vous êtes restés proches, mais vous avez suivi une troupe qui organisait un festival dans le Cantal, où vous avez vécu isolé et heureux jusqu’à 35 ans. Et après avoir coupé le cordon avec votre mère, vous êtes parti sur les traces de votre père, au Maroc. Un voyage initiatique, seul, en moto.
Le Maroc, c’est 50% de mon être, j’avais un besoin énorme de connaître cette partie de moi. Maman n’en parlait pas beaucoup. Pour elle, le Maroc fut une parenthèse qu’elle a refermée très vite, bien qu’elle ait passionnément aimé mon père. Après, elle a commencé sa troisième vie, radicalement différente des précédentes : d’abord celle de comédienne, parisienne depuis cinq générations, puis la rencontre éblouissante avec le Maroc, et enfin sa carrière d’auteur et réalisatrice à grand succès.

Le Maroc et moi, c’est « je t’aime moi non plus ». Personne ne m’y attend vraiment, hormis ma chère tante Ito –la seule gauchiste de la famille !- et une cousine qui m’a fait battre le cœur à 17 ans. Mais je ne parle pas arabe –je m’y mettrai peut-être un jour, mais ce sera à fond, pas pour baragouiner trois mots comme un touriste.

La vie de votre grand-père fut une épopée. Vous rêvez de l’adapter au cinéma.
Parti de rien, il est devenu pacha de Marrakech. Et une histoire d’amour l’a conduit de ses montagnes aux salons parisiens, fréquentés par Guitry et consorts… Déjà une romance avec une comédienne française, Simone Berriau. Comme mon père et moi, contre toute attente ! Atavisme ? Coup de chance, plutôt : moi qui avais été un ado sauvage, persuadé de ne pas attirer les filles, je me suis vu dragué par Virginie [Stevenoot, vue récemment dans « Le clan des divorcées », une pièce au succès continu depuis dix ans]… une superbe blonde, marrante, pleine de caractère, croisée un jour de répétitions au théâtre du Palais-Royal. Nous nous sommes mariés il y a deux ans. Aujourd’hui, nous écrivons une pièce ensemble et avons le projet d’ouvrir un théâtre dans le Sud-Ouest, axé comédie et café-théâtre. Et j’ai pris goût à l’écriture, je reviendrai peut-être plus en détails sur des épisodes de ma vie que j’évoque dans cette bio.

Vous répondez dans ce livre à des lettres envoyées par vos fans il y a quarante ans. Des jeunes filles vous déclarent leur flamme, d’autres disent leur affection à Cécile Aubry.
Ma mère n’a jamais jeté ce courrier. J’en ai dix sacs pleins, d’un volume de cent litres chacun ! Quand je les ai montré à mon co-auteur, Jean-Marc Longval, il m’a dit : « il faut que tu axes ton livre autour de ces lettres. » C’était une belle idée. Les gens écrivaient à maman comme à une mère ou une amie, à moi comme à un copain, un frère… Ils me disaient : « Passe me voir si tu viens dans la région », ou « Aurais-tu la gentillesse de m’envoyer une photo dédicacée car mes amies ont parié que je n’oserais pas t’écrire ? » Quoi de plus touchant ? C’est ma manière à moi de me faire pardonner, après tout ce temps. De leur dire que je ne les ai pas oubliés.

* « Belle et Sébastien », de Nicolas Vanier d’après l’œuvre de Cécile Aubry. En salles le 18 décembre.

Lien vers la série des années 60: ICI

De l’ORTF à la «haute couture radiophonique» envoyé par ORTF.fr le 23/11/2013 @ 23:57
France Culture, qui diffusait à ses débuts des programmes de l’Education nationale, s’est débarrassée de son image austère dans les années 80.

L’audience a tranché : ce sera France Culture. C’est le 8 décembre 1963 que l’ex-France III (née après-guerre et consacrée à l’art et à la vie intellectuelle française) est officiellement rebaptisée, après consultation d’associations d’auditeurs. La même année, de Gaulle rejette le traité de Moscou sur les essais nucléaires et le premier hypermarché français ouvre dans l’Essonne. On est en plein dans la France de Malraux et la radio est encore un média du soir ; cette habitude sera bientôt remplacée par la télévision

«France Culture doit sa survie à une série de hasards, explique Emmanuel Laurentin, producteur de l’émission la Fabrique de l’histoire et coauteur du livre 50 ans de France Culture (1). Le ministère des Finances trouvait alors que ça coûtait trop d’argent, et le ministre de l’Information pensait qu’il s’agissait d’un refuge d’intellectuels opposés à de Gaulle. Il a fallu l’énergie des différents directeurs de l’ORTF pour que la radio voie le jour. Et, régulièrement, on lui a fait savoir qu’elle coûtait cher, qu’elle devait réformer sa grille pour conquérir plus d’auditeurs.» Une rengaine qui a en effet accompagné l’histoire de la station, dont chaque nouveau directeur s’est vu confier une mission similaire : élargir l’audience, sans se départir de l’exigence.

Mais l’antenne ne ressemble alors en rien à la radio d’aujourd’hui : «A cette époque, les concerts des orchestres de l’ORTF occupent la chaîne tous les après-midi de 14 h 30 à 18 h 30», rappelle Anne-Marie Autissier, maître de conférences en sociologie de la culture et des médias à Paris-VIII et coauteure de 50 ans de France Culture. La radio a ses «speakers» et 47 des 119 heures de programmes hebdomadaires sont occupées par des programmes de l’éducation nationale.

Dès 1966, Pierre de Boisdeffre, directeur de la radiodiffusion française, veut introduire de l’actualité dans les programmes. Il s’aperçoit qu’il faut être en phase avec la vie des gens et, surtout, éviter que les auditeurs partent s’informer ailleurs pour ne plus jamais revenir. Petit à petit, le temps dédié à la musique se réduit, la radio est rajeunie, on essaye de perdre la solennité de l’antenne.

«La Marseillaise». Mais le début des années 80 est une période de crise. L’émergence des radios privées rend la chaîne inaudible sur la bande FM, et Jean-Noël Jeanneney, arrivé à la tête de Radio France après l’alternance, demande à la station 8 millions de francs d’économies (environ 2,90 millions de nos euros), soit la moitié de l’ensemble des économies demandées à la Maison ronde. Les couloirs bruissent de rumeurs de fusion avec France Musique.

L’arrivée de Jean-Marie Borzeix en 1984 amorce un tournant. «France Culture se vit alors enfin comme un vrai média, une radio qui doit acter le fait qu’elle est en concurrence», raconte Anne-Marie Autissier. Sous sa houlette (il restera à son poste pendant treize ans !), France Culture se met à faire de la radio. Enfin. Vingt-cinq émissions créées en cinq ans. A minuit, la Marseillaise ne retentit plus pour indiquer la fin des programmes : une véritable grille de la nuit se met en place. Les composantes de la radio qui se dessinaient déjà se confirment : une station qui parle de livres, qui fait la part belle au théâtre et à la fiction, est en pointe sur la science et les religions, sans oublier le patrimoine. Laure Adler, qui prend les rênes de la station en 1999, évoque une station de «haute couture radiophonique».

«Empilement». Aujourd’hui, ce sont les auditeurs qui cousent leur propre grille, en se fabriquant à la demande leur patchwork d’émissions fétiches (lire ci-contre).«L’évolution technique a une part très importante dans l’histoire de la chaîne, rappelle Emmanuel Laurentin. Ce sont les innovations technologiques qui ont changé la nature même de la radio. La stéréophonie par exemple : France Culture a très tôt tenté d’enregistrer en conséquence et d’utiliser cette technologie.»

C’est sur les dix dernières années que la modernisation semble le plus avoir porté ses fruits en termes d’audience, même si celle-ci reste encore restreinte. De 1,3 point d’audience cumulée en 2003, la radio est passée aujourd’hui à 2. Au prix d’évolutions de grille qui ont aussi fait grogner, que ce soit chez les producteurs historiques ou les auditeurs. «Dorénavant, la grille est un empilement d’émissions de plateau qui se ressemblent beaucoup dans la forme», déplore Henry Faÿ, président de l’Association des auditeurs de France Culture, qui revendique 200 membres. «Les nuits de France Culture, qui passent des archives de la radio, cela permet de se rendre compte que c’était autre chose», regrette ce presque septuagénaire.

Un «c’était mieux avant» qui a accompagné les générations de producteurs et d’auditeurs, chacun ayant sa propre idée de ce que doit être la station, tiraillée entre le prestige des spécialistes et la nécessaire accessibilité au public assoiffé de connaissances. Un débat qui n’a pas fini de resurgir, estime Anne-Marie Autissier. «Aujourd’hui, on pense que France Culture s’est stabilisée, mais il n’y aura jamais d’unanimité.»

Kennedy, Angélique, Belle et Sébastien ... Au secours, les sixties sont de retour ! envoyé par ORTF.fr le 23/11/2013 @ 10:24
Un parfum sixties flotte sur la France en cette fin d'année 2013. Après la commémoration de l'assassinat de John Fitgzerald Kennedy, ce 22 novembre, livres et films ressuscitent Angélique marquise des anges et Belle et Sébastien, deux séries télévisées qui firent le bonheur de la défunte ORTF.


Sans compter le culte toujours vivace des Tontons flingueurs, avant même l'annonce de la mort de Georges Lautner. Passage en revue :

1 Kennedy, fin d'un mythe et d'un mystère ?

Qui a oublié le tailleur rose Chanel taché de sang de Jackie, rampant vers l'arrière de la limousine présidentielle pour récupérer, expliquera-t-elle plus tard, un bout de cervelle de son mari ?

Cinquante ans plus tard, l'image de légende de John Fitzgerald Kennedy, jeune et beau président assassiné à Dallas le 22 novembre 1963, est-elle intacte ? Aux Etats-Unis, souligne Courrier International, "les manuels destinés aux lycéens mettent beaucoup plus en avant les ratés de sa présidence". Et Thomas Snegaroff, auteur de Kennedy, Une vie en clair-obscur, d'asséner dans 20 minutes : "S'il a sonné l’impulsion pour les droits civiques et sociaux, c’est son successeur, Lyndon Johnson, qui les a mis en œuvre, pas lui".

Si le mythe est écorné, le mystère est-il plus vaillant ? Philippe Labro, qui avait couvert l'événement pour France Soir il y a un demi-siècle, entend porter le coup de grâce aux soupçons de complot.

"Lee Harvey Oswald a tiré sur le président Kennedy" et toutes les preuves indiquent qu'il s'agit bien d'un tireur isolé, affirme le journaliste sur France Info. Son dernier livre, On a tiré sur le président, incite donc à "arrêter de fantasmer là-dessus" .

November 22, 1993 will mark the 30th anniversary of the assassination of President John F. Kennedy. ..

-> On a tiré sur le président (Philippe Labro, Gallimard, 20 euros)

-> Kennedy, une vie en clair-obscur (Thomas Snegaroff, Armand Colin, 19,90 euros)

2 Angélique marquise des anges, la résurrection

Dans un registre nettement plus léger, un autre cinquantenaire se profile : celui du film de Bernard Borderie, Angélique marquise des anges, sorti en 1964. Il sera célébré un brin en avance par un remake "diablement sexy" (selon Le Figaro) signé Ariel Zeitoun (Angélique, en salles le 18 décembre).

A cette occasion, les éditions de L'Archipel rééditent l'Angélique marquise des anges d'Anne Golon dans sa version d'origine (sept cents pages). En couverture pour allécher un nouveau public, Nora Arnezeder (qui succède à Michèle Mercier en Angélique) et Gérard Lanvin (nouveau visage balafré de Joffrey de Peyrac, après Robert Hossein).

L'intrigue de ce roman de cape et d'épée aux multiples rebondissements, qui se déroule sous le règne de Louis XIV ? Irrésumable. Perpétuellement séparée de Joffrey, Angélique expérimentera la vie des bas-fonds comme celle de la cour, connaîtra l'esclavage et la fortune, le pouvoir et la misère.

Sur les écrans, la série Angélique, "constituée de cinq épisodes tournés entre 1963 et 1966, a connu un immense succès populaire et commercial. Succès en salles d’abord au moment de la sortie des films, mais surtout succès télévisuel considérable", rappelait en 2004 l'historienne Christelle Tharaud dans un long article intitulé Angélique et l'Orient : une certaine vision de l'altérité."

La recette, poursuivait-elle, tenait à un "savant mélange d’exotisme aventureux et d’érotisme soft, mais assumé — porté par une héroïne rebelle et émancipée". Et, pour une large part, à la blonde Michèle Mercier, clone de Brigitte Bardot devenue une icône audiovisuelle.

-> Angélique Marquise des Anges (Anne Golon, éditions de l'Archipel, 22 euros). Sortie du film Angélique le 18 décembre.

3 Belle et Sébastien, seconde jeunesse

Autre feuilleton quasi-quinquagénaire qui revient le 18 décembre dans l'actualité : Belle et Sébastien, adapté au cinéma par Nicolas Vanier.

Ecrite et réalisée par Cécile Aubry, la série d'origine fut diffusée à partir de 1965 sur la première chaîne de l'ORTF. L'auteure y racontait l'indéfectible amitié entre un enfant dont la mère était morte à sa naissance, Sébastien - joué par son fils Mehdi- et un chien berger des Pyrénées, dans un village de montagne près de la frontière espagnole.

Cinquante ans plus tard, qu'est devenu Mehdi El Glaoui, l'ex-enfant-star ? Il raconte dans un livre paru ce 21 novembre, La belle histoire de Sébastien (Michel Lafon), à quel point l'adoration de sa mère (Cécile Aubry) lui fut parfois pesante, selon Purepeople.

"Elle a rêvé d'un enfant très précis et l'a créé avec son talent de conteuse, raconte-t-il à Gala.Cela n'a plus fonctionné entre nous à partir du moment où j'ai cessé de ressembler à son fantasme."

L'adaptation cinématographique de Belle et Sébastien, dans laquelle il fait une apparition, relancera-t-elle une carrière d'acteur qui n'a pas tenu les promesses d'un début éclatant ? Le film paraît, en tout cas, pouvoir concilier deux ou trois générations de spectateurs, juste avant les fêtes. Et juste avant l'avènement de 2014, qui refermera peut-être cette séquence nostalgique "Trente glorieuses" pour lui préférer l'avenir.

-> La belle histoire de Sébastien (Mehdi, Michel Lafon, 17,95 euros)

Post-scriptum sur Les Tontons flingueurs

La nouvelle de la mort de Georges Lautner, à 87 ans, est tombée hier, à quelques jours du cinquantième anniversaire des Tontons flingueurs (sorti en 1963).

Sans culte excessif des duettistes Blier-Ventura - "c'est du brutal"- j'avais néanmoins lu avec gourmandise, il y a quelques années, un très bel éloge des dialogues signés Michel Audiard dans un recueil d'articles du journaliste et romancier Sébastien Lapaque (Au hasard et souvent).

L'écrivain y louait "l'argot de Pigalle serti dans un français merveilleusement classique". "

Avec les dialogues d'Audiard, ajoutait-il, le mot "con" "retrouve sa splendeur, enchâssé dans une phrase qui a la fringante allure d'une maxime du Grand siècle revue et corrigée par une bande de jaspineurs sur les hauteurs de la butte Montmartre : 'Je ne parle pas aux cons, ça les instruit', 'Le jour où on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner, 'Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît". Rien à ajouter, de moins bien écrit, à la gloire d'Audiard et Lautner.

L'histoire du jour : La censure au temps de l'ORTF *** Le putsch des généraux lors de la guerre d'Algérie, pour exemple, avait été censuré envoyé par ORTF.fr le 10/11/2013 @ 16:34
On ouvre les portes de l'enfer! C'est le nom donné à une petite pièce secrète située rue Cognacq-Jay, à Paris, au sous-sol du siège historique de la télévision. C'est là que sont entreposés tous les reportages, les films ou les chansons censurés du temps de l'ORTF. Le journal Le Monde nous y emmène.

Cette censure, c'est le général de Gaulle qui la met en place au début des années 60. Il veut contrôler les journaux radio et télé. Son ministre de l'information, Alain PEYREFITTE, se charge de cette tâche avec des fonctionnaires spécifiquement missionnés. Tout ce qui est sensible est banni. la plupart du temps, pour des raisons politiques.

Le putsch des généraux lors de la guerre d'Algérie. La révolution à Cuba. Ces sujets ont droit à un aller simple pour l'enfer.
Les moindres faits et gestes du général de Gaulle et de son gouvernement sont contrôlés. leurs opposants sont systématiquement censurés. Pas question non plus de voir le général se moucher. La séquence filmée lors d'une promenade à Venise est coupée. La culture non plus n'y échappe pas.
Salvador Dali, François Truffaut, Louis Malle, Bernard Lavilliers, tous ont connu ce lieu de bannissement.

Une censure dénoncée en 1971 par Maurice CLAVEL. Le journaliste découvre que son film qui vient d'être diffusé a été coupé et il quitte le plateau avec cette phrase devenue célèbre: "Messieurs les censeurs, bonsoir". Pendant des années les bobines tronquées finissent leur vie dans des sacs en toile de jute. Mais l'enfer tombe, peu à peu, dans l'oubli. Cette pièce est redécouverte à la fin des années 80, à l'occasion du déménagement de l'INA, l'Institut national de l'audiovisuel..

Le travail d'inventaire est très long car les séquences censurées ne comportent aucune référence.
Aujourd'hui, les films ont été numérisés, répertoriés, réintégrés dans les archives et ils sont désormais accessibles aux chercheurs et au grand public sur le site de l'INA.

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